04 juillet 2008
Super Noémie
Après nous avoir donné des sueurs froides pendant quinze jours, te voici donc avec un diplôme orné d'une très jolie mention.
Bravo, ma grande, pour ce bac S obtenu brillamment.
Nous sommes très fiers et très heureux pour toi.
Un paquet de bisous et à très bientôt pour fêter ça.
01 juillet 2008
Naboléon, hyperprésident de l'Europe
29 juin 2008
Sauvons l'école !
Une
régression d’ampleur se prépare pour l'école
primaire. Les nouveaux programmes imposés sans aucune
concertation, les suppressions de postes, qui mettent en particulier
à mal les écoles rurales et les écoles urbaines
en zones "sensibles" et, peut-être plus encore, la
suppression de deux heures de classe par semaine, préparent
une désorganisation funeste de l'école publique.
Pour mettre en œuvre les consignes démagogiques du Président de la République, l'affaire a été, si l’on peut dire, bien conduite. Le gouvernement faisait siens des slogans pédagogiques à la saveur nostalgique tout en offrant aux familles la perspective de week-ends bien remplis. Le Ministre renouvelait ses promesses de concertation tout en imposant des mesures drastiques et incohérentes sur les postes comme sur les contenus. Il proposait tout à la fois le retour aux "fondamentaux" et l'ouverture vers de nouvelles matières, le tout en passant de 26h à 24h hebdomadaires d’enseignement. Et, comme s’il fallait encore en rajouter dans l’incohérence et la mesquinerie politique, les collectivités locales ne furent en aucune façon associées à l’indispensable réflexion qu’impose cette réorganisation du temps de l’élève, des familles et de l’ensemble de la vie sociale.
Nous ne nous satisfaisons pas du statu quo. Alors que les inégalités sociales de réussite scolaire sont toujours aussi manifestes, que pour toutes les familles les attentes à l’égard de l’école restent vives, une politique résolue doit être mise en œuvre pour prévenir dès le plus jeune âge la difficulté scolaire et mieux assurer la rencontre de tous les élèves avec les savoirs et les pratiques scolaires. Les acquis de la recherche démontrent qu'il s'agit de redonner toute leur place aux apprentissages des écoles maternelles et élémentaires, de renforcer leur cohérence, de prendre le temps de l'explicitation des attentes et de la régularité du travail demandé aux élèves, de mieux répartir les enseignements sur la semaine et sur l’année. Or, la politique gouvernementale prépare une véritable débâcle. Avec moins de 140 jours de classe par an, la France se situerait à un niveau des plus médiocres parmi les pays comparables. Mais il faudrait en plus se soumettre à des programmes impossibles, tout à la fois lacunaires, parfois incroyablement précis, et globalement inapplicables. Et se résoudre à la concentration du tissu scolaire, à l’abandon de toute perspective de développement du soutien scolaire dans le cadre même de l’enseignement obligatoire.
Texte complet à lire sur le blog Sauvons l'Ecole Primaire
26 juin 2008
Sarkovision
22 juin 2008
Pas de vacances pour Darcos
"Il ne faudrait pas que le ministre de l'Education Nationale oublie pendant ses vacances les instits, les profs, les lycéens et les parents qu'il a singulièrement agacés cette année.
Mais ne soyons pas rancuniers, rappelons lui, pendant ces deux mois d'été que nous sommes toujours là, que nous pensons bien à lui et que nous espérons le retrouver en pleine forme à la rentrée.
Une petite carte ça fait toujours plaisir et ça resserre les liens."
A l'initiative de sauvons l'école, un choix de cartes postales à envoyer à l'Elysée (sans affranchir) pendant les vacances d'été.
Mode d'emploi et explications sur : Pas de vacances pour Darcos
(merci à petite Gaëlle pour l'info)
18 juin 2008
Quelques thèses concernant la lutte antisystème

«Le problème, avec la réalité, c’est qu’elle n’entend rien à la théorie.»
[Pour Blanche qui veut changer le monde, petite contribution personnelle - con permiso del sub Marcos - à sa formation théorique.]
I En haut, penser le blanc.
La géographie et le calendrier de la théorie.
Il y a plus de deux ans maintenant, dans ces mêmes montagnes du Sud-Est mexicain, lors d’une des réunions préparatoires de ce qui allait s’appeler par la suite « l’Autre Campagne », une jeune femme avait lancé quelque chose du style « Si votre révolution ne sait pas danser, ne m’invitez pas à votre révolution ! ». Plus tard, mais cette fois dans les montagnes du Nord-Est mexicain, j’ai à nouveau entendu les mêmes paroles, de la bouche d’un chef indigène qui se bat pour préserver les danses et la culture de nos ancêtres.
À l’écoute de ces mêmes mots, prononcés en deux moments distincts, je me suis retourné vers une des commandantes, à qui j’ai glissé : « Ça, c’est pour vous, jeune femme. » Sans lâcher des yeux la concurrence, mais à voix basse, la commandante en question m’a répondu : « Eeeh, Sup, parole, qu’ils me cèdent la piste et je leur laisse le terrain plat comme une dalle ! »
Je ne vais pas vous débiter des menteries. J’avais d’abord pensé vous conter des histoires d’Ombre Le Guerrier, d’Elías Contreras et de La Magdalena, des femmes zapatistes ou des petites filles et des petits garçons qui grandissent dans une réalité différente (attention : ni meilleure ni pire, juste différente) que celle qu’ont connue leurs parents, placée sous le signe d’une Autre Résistance, et même vous raconter le conte de la petite fille appelée « Décembre », qui, comme son nom l’indique, est née en novembre. Enfin, j’avais aussi pensé vous faire écouter des chansons (sans vouloir offenser personne), mais on connaît le sérieux avec lequel les zapatistes abordent les questions théoriques, aussi vais-je me contenter de vous dire qu’il faudrait trouver une manière de relier la théorie à l’amour, à la musique et à la danse. Une telle théorie ne parviendrait peut-être pas à expliquer quoi que soit qui en vaille la peine, mais elle serait certainement plus humaine, et de toute façon le sérieux et l’encroûtement ne garantissent en rien la rigueur scientifique. [...]
Les anciens parmi nos anciens racontent que les tout premiers parmi les dieux, ceux qui créèrent le monde, étaient au nombre de sept ; et que sept sont les couleurs : le blanc, le jaune, le rouge, le vert, le bleu, la couleur café et le noir ; et que sept sont les points cardinaux : l’en haut et l’en bas, le devant et l’arrière, un côté et l’autre côté, et le centre ; et que sept sont aussi les sens : le sens olfactif, le goût, le toucher, la vue, l’ouïe, le penser et le sentir.
Au nombre de sept seront donc les brins de cette longue tresse, toujours inachevée, de la pensée zapatiste.
Ainsi, parlons de la Géographie et du Calendrier de la Théorie. Pour ce faire, pensons la couleur blanche de l’en haut. [...]
QUELQUES THÈSES CONCERNANT LA LUTTE ANTISYSTÈME
Un. On ne peut comprendre ou expliquer le système capitaliste sans le concept de guerre. La survie aussi bien que la croissance de ce système dépendent avant toute chose de la guerre et de tout ce qui y est lié et qu’elle implique. Par la guerre et dans la guerre, le capitalisme dépossède, exploite, réprime et opère une ségrégation. Dans l’étape que nous connaissons de mondialisation néolibérale, le capitalisme fait la guerre à l’ensemble de l’humanité.
Deux. Pour augmenter leurs profits, les capitalistes ne se limitent pas à réduire les coûts de production ou à augmenter le prix de vente des marchandises. C’est vrai, mais cela reste incomplet. Ils procèdent au moins de trois autres manières différentes : l’une est l’augmentation de la productivité, une autre est la production de nouvelles marchandises et une autre encore est l’ouverture de nouveaux marchés.
Trois. La production de nouvelles marchandises et l’ouverture de nouveaux marchés se font aujourd’hui grâce à la conquête et à la reconquête d’un espace social et de territoires qui ne présentaient auparavant aucun intérêt pour le capital. Connaissances ancestrales et codes génétiques, auxquels s’ajoutent les ressources naturelles telles que l’eau, les forêts et l’air, sont désormais des marchandises ayant déjà leurs marchés ou dont les marchés restent à créer. Les gens qui se trouvent dans ces espaces et territoires comprenant l’une ou l’autre de ces marchandises sont, qu’ils le veuillent ou non, des ennemis du capital.
Quatre. Le destin inéluctable du capitalisme n’est pas son autodestruction, à moins que celle-ci n’inclue le monde entier. Les différents scénarios apocalyptiques annonçant que ce système s’écroulera de lui-même font erreur. Nous les indigènes, cela fait plusieurs siècles que nous entendons des prophéties allant dans ce sens.
Cinq. La destruction du système capitaliste aura lieu uniquement si un ou de nombreux mouvements s’y affrontent et parviennent à le vaincre dans son noyau central, à savoir dans la propriété privée des moyens de production et d’échange.
Six. Les transformations réelles d’une société, c’est-à-dire le bouleversement des relations sociales dans un moment historique, comme le dit bien Wallerstein dans certains de ses textes, sont celles qui s’opposent à l’ensemble d’un système. Actuellement, tout changement partiel ou toutes réformes sont impossibles. En revanche, les mouvements antisystème sont possibles et nécessaires.
Sept. Les grandes transformations ne commencent pas d’en haut et ne sont pas non plus le résultat de faits de proportions colossales ou épiques, mais par de petits mouvements quant à leur forme qui semblent dénués de toute importance aux yeux de l’homme politique et de l’analyste d’en haut. L’histoire ne se transforme pas à partir de places noires de monde ou de foules indignées mais, comme l’indique Carlos Aguirre Rojas, à partir de la conscience organisée de groupes et de collectifs qui se connaissent et se reconnaissent mutuellement, en bas et à gauche, et construisent une autre politique.
Sous-commandant insurgé Marcos.
San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique.
Décembre 2007.
Traduit par Ángel Caído.
17 juin 2008
A la une (du canard)


16 juin 2008
La philo et le petit Nicolas
Série S (scientifique coefficient 3) :
- L'art transforme-t-il notre conscience du réel ?
Ouais, pour sûr, avec les chansons de le belle Carla le petit Nicolas va nous paraître sous un nouveau jour et voir sa cote soudain remonter !
- Y a-t-il d'autres moyens que la démonstration pour établir une vérité ?
Ouais, sûr aussi avec le petit Nicolas : la vérité c'est ça que je dis !
15 juin 2008
Après un premier succès avec La nuit des écoles La coordination pour le retrait du protocole Darcos ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et propose une nouvelle action le samedi 28 juin avec L'école est finie ?
L'école est finie c'est :
- une matinée conviviale et citoyenne pour débattre entre enseignants,
élus, parents d'élèves du public et du privé, artistes, scientifiques, écrivains ...
- une matinée pour montrer que de nombreuses écoles en France se mobilisent pour l'avenir de l'école
- une matinée pour (continuer) d'informer sur les DANGERS (et vices cachés! ) des mesures Darcos
Que reprochons-nous à ses mesures ?
En
effet, comment ne pas se préoccuper du savoir lire-écrire-compter, des
enfants en difficultés, de l'échec scolaire, du rythme biologique de
l'enfant, comment être contre une réforme intelligente de l'école ...
Seulement
voilà, tout est loin d'être aussi simpliste qu'on veut bien nous le
faire entendre ... et de nombreux parents d'élèves, enseignants,
pédagogues... s'inquiètent et dénoncent ces mesures qui vont à
l'encontre des besoins des élèves.
Malheureusement, la politique actuelle d'annonce et de désinformation
ne permet pas que le débat ait lieu et nous le regrettons car nous
sommes POUR des réformes mais CONTRE ces réformes dangereuses pour
l'avenir de l'école.
12 juin 2008
Bella ciao !
Oh, là là ! Crime de sang ! Ancienne brigadiste ! Terroriste ! Au nom de quoi viendrait-elle protester, cette Marina Petrella ? Mais au nom de la parole donnée par un président de la République Française aux réfugiés italiens, au nom d'une décision de la justice française la déclarant inextradable, au nom d'une loi italienne qui ne rejuge pas un condamné par contumace, au nom d'un jugement prononcé à l'époque par des tribunaux d'exception, au nom de sa fille de dix ans qui n'a rien demandé à personne, au nom de son mari qui lui a offert une nouvelle vie, au nom de ses amis qui l'estiment et qui ne l'abandonnent pas, au nom de la police française qui l'arrête au gichet d'une préfecture alors qu'elle se présente pour régler des papiers de voitures, au nom des responsables politiques qui laissent croire qu'on lui a mis la main dessus après une longue traque ou tout au moins qu'elle se planquait alors que, comme tous les autres réfugiés italiens, la police connait son adresse et sait depuis toujours où la trouver, au nom de l'administration française qui lui a permis de passer un concours et pour laquelle elle travaille depuis plus de quinze ans en tant qu'assistante sociale, au nom de la république à laquelle elle paie chaque année ses impôts, au nom de l'hypocrisie des journalistes qui reprennent les dépêches AFP ou les déclarations des ministres sans se donner la peine de faire leur job et d'apporter la plus petite contradiction ou le moindre éclairage sur une situation pour le moins complexe, au nom du travail de pardon que se refuse l'Italie avec ses années de plomb, au nom de Carla Bruni Tedeschi Sarkozy (autre réfugiée italienne dont la famille fut menacée par les brigades rouges) qui n'influence sans doute pas le regard de son mari sur cette affaire, au nom d'un hyperprésident qui va prendre très bientôt les rênes de l'europe et qui a besoin du soutien de Berlusconi, au nom de l'état psychique et physique de cette femme en pleine dérive et qu'on laisse mourir à petit feu, un nom d'une fin annoncée dont Fillon signataire du décret d''extradition se lavera bientôt les mains...
Signer la demande d'application humanitaire à Marina Petrella sur Parole donnée



















