Le guetteur mélancolique

Et toi mon coeur pourquoi bats-tu ? / Comme un guetteur mélancolique / J'observe la nuit et la mort / Guillaume Apollinaire

04 juillet 2009

Sansévérino_ mal O mains

Sansévérino_ mal  O mains

Spéciale dédicace à Noémie

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03 juillet 2009

Sarkozy, je te vois (bien trop) !

je_te_voisLe juge de proximité de Marseille vient de relaxer le professeur de philosophie qui avait crié, le 27 février 2008, en gare Saint-Charles, lors d'un contrôle d'identité, "Sarkozy, je te vois!". Le mis en cause était poursuivi pour "tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d'autrui".

Lors de l'audience, le 19 mai dernier, l'officier du ministère public avait réclamé contre le professeur une amende de cent euros. Le magistrat a estimé, aujourd'hui, que les propos étaient certes "maladroits et déplacés", mais il a reconnu qu'ils "ne présentaient pas de caractère injurieux" et qu'il n'y avait "pas de trouble à l'ordre public".

On peut donc désormais tranquillement hululer "Sarkozy, je te vois !"  comme un foufou, dans les lieux publics...

Guy Birenbaum sur son blog


Prévenu, je te relaxe.

L'avocat du prévenu a déclaré à la presse que « le juge de proximité est suffisamment décrié pour que cette fois, on puisse lui rendre hommage, c'est avec beaucoup d'à propos et de maturité qu'il a motivé son jugement ».

Qu'il me soit permis de disconvenir.

Si la relaxe me semblait en effet s'imposer, le juge n'avait pas à ménager la chèvre et le chou en convenant que le propos était maladroit et déplacé.

Rappelons le propos : “ Sarkozy, je te vois ”. Maladroit ? Déplacé ? Et en quoi ? Les jugements de valeur sont déplacés dans un jugement en droit. Un propos viole la loi ou ne le viole pas, le juge n'a pas à jouer les arbitres des élégances. Bien sûr, il y a des exceptions (en droit, il y a TOUJOURS des exceptions). Quand un propos a choqué l'opinion publique mais ne tombe pas sous le coup de la loi, le tribunal peut reconnaître que le propos pouvait choquer, est controversé, va contre une thèse officielle, etc. Il suffit de lire les jugements de relaxe dont ont pu bénéficier Jean-Marie Le Pen ou Dieudonné. Mais même en ce faisant, il ne porte pas vraiment de jugement de valeur mais constate une évidence et situe un contexte.

Dans notre affaire, le propos n'a choqué personne. Je ne connais personne qui ait approuvé ces poursuites, pas même Frédéric Lefèbvre, ce qui n'est pas peu dire. Aucune précaution verbale ne s'imposait.

Vouloir donc ménager la chèvre et le chou me paraît donc ici maladroit et déplacé. Une relaxe un peu plus cinglante aurait eu ma préférence. Parce que la liberté d'expression le vaut bien.

Maître Eolas sur son blog : journal d'un avocat

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01 juillet 2009

Soutien d'Hubert Montagner à Erwan Redon, instit désobéisseur

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APPRECIATION DE LA SANCTION DEMANDEE PAR L'ADMINISTRATION DE L'EDUCATION NATIONALE POUR PUNIR Monsieur Erwan REDON, professeur des écoles “désobéisseur” et pédagogue proche des pédagogies actives (Freinet, Montessori, Gfen, icem, occe, etc.)

 

Hubert MONTAGNER, docteur ès-Sciences, psychophysiologiste dans le domaine du développement de l'enfant, Professeur des Universités en retraite, ancien Directeur de recherche à l'INSERM, ancien Directeur de l'Unité de Recherche « Enfance Inadaptée » de l'INSERM

Monsieur Erwan REDON est convoqué le 7 juillet 2009 à MARSEILLE devant un conseil de discipline qui pourrait décider de le licencier. La raison invoquée par Madame Catherine PONSIN-COSTA, l'Inspectrice de la circonscription de Marseille 3, est qu'il n'a pas assuré pendant “le temps de midi” l'aide individualisée aux enfants en difficulté scolaire “dans les conditions prévues par les textes et le projet de circonscription”. Elle précise que “la mise en place de l'aide  personnalisée” s'appuie sur “une méthodologie claire qui part de l'identification des besoins des élèves” qu'elle qualifie de “diagnostic”. En conséquence, ”Il n'y a pas lieu de substituer à cette démarche une quelconque animation, qui ne correspondrait pas aux attentes institutionnelles”. Elle annonce donc à Erwan REDON qu'elle “ne valide pas du tout” son projet “d'Ateliers éducatifs du midi”, et lui demande de ne pas faillir à ses obligations de “répondre aux instructions officielles” tout en lui rappelant “l'attachement au service public d'éducation” qu'il a affirmé dans son précédent courrier.

Ayant eu le privilège d'effectuer le premier temps de ma scolarité dans une école publique à deux classes dans un village du Finistère, je suis moi-même très attaché au service public d'éducation. Cependant, après plus de trente ans de recherches sur le développement et les équilibres biologiques et psychologiques de l'enfant dans ses différents lieux de vie, je suis également très attaché à la protection, la défense, le bien-être, la « bien traitance » et la réussite des enfants-élèves, quels que soient leurs particularités, leur(s) milieu(x) familial (aux) et social(aux), quelles que soient leurs origines ethniques. Contrairement à ce que Madame l'inspectrice PONSIN-COSTA affirme quand elle enjoint à Erwan REDON “de travailler selon une méthodologie claire qui part de l'identification des besoins des enfants”, l'aide personnalisée que le ministère de l'Education Nationale a imposée aux professeurs des écoles ne part pas de l'identification des besoins des enfants. Elle relève du tour de passe-passe ou du bricolage. En effet, en instituant sans concertation une semaine scolaire de quatre jours pour les enfants, et en obligeant ainsi les enseignants à faire en quatre jours ce qu'ils faisaient en quatre jours et demi, le Ministre de l'Education Nationale a “institué” une contradiction formelle entre la durée du temps que les élèves doivent obligatoirement passer en classe (vingt-quatre heures par semaine sur quatre jours) et la durée du service obligatoire d'enseignement pour les Professeurs des écoles (vingt-six heures par semaine. Où est passée la vingt-septième heure lorsque le samedi matin était un temps scolarisé ?).

Je ne crois pas que ce “décalage” aurait entraîné l'adhésion raisonnée de René DESCARTES auquel Madame l'inspectrice PONSIN-COSTA se réfère dans sa lettre à Erwan REDON (voir plus loin). En conséquence de la nouvelle mesure, les idéologues irresponsables du Ministère de l'Education Nationale ont décrété que, en plus de leurs vingt-quatre heures hebdomadaires “devant les élèves”, les maîtres devaient consacrer trente minutes par jour hors temps scolaire aux enfants en difficulté dans les apprentissages des “fondamentaux”, c'est-à-dire du français, du calcul et des mathématiques (deux heures par semaine). De toute évidence, ils ne savent pas ou ne veulent pas savoir que les plus fragiles, vulnérables, démunis, anxieux, angoissés, ayant des “troubles du comportement”, en souffrance à l'école et dans un milieu familial lui-même en souffrance ... sont intellectuellement saturés et insuffisamment vigilants, attentifs, réceptifs et disponibles dans les trois créneaux parmi lesquels l'aide personnalisée doit être organisée, en particulier au cours de la “pause méridienne” (voir plus loin pour les autres moments). Les idéologues “technocrates” du Ministère de l'Education Nationale justifient leur décision d'exiger des enseignants qu'ils consacrent les deux heures “flottantes” de la semaine à l'apprentissage des “fondamentaux”, en s'abritant derrière les évaluations (très discutables) qui ont été réalisées au plan national ou au plan international sur les écoliers français à la sortie de l'école élémentaire et/ou à l'entrée au collège. Leur niveau scolaire est en effet jugé moyen ou médiocre, et le pourcentage des enfants dits en échec scolaire serait élevé.

En exigeant qu'une demi-heure par jour soit obligatoirement consacrée à l'apprentissage des fondamentaux soit avant la classe, soit pendant la “pause méridienne” (c'est le cas de Erwan REDON), soit après la classe, les idéologues “technocrates” ont aggravé la pression intellectuelle et relationnelle générée par la “nécessité” de faire en quatre jours ce qui était fait en quatre jours et demi et par des “nouveaux programmes” délirants, impossibles à réaliser. C'est particulièrement évident pour les enfants qui ont des difficultés à comprendre et apprendre. C'est aveuglant pour ceux que l'on dit en échec scolaire et qui cumulent les difficultés personnelles, familiales et sociales. Prenons un exemple. Au cours préparatoire (la plupart des enfants sont alors âgés de six à sept ans), les professeurs des écoles sont dans l'obligation de consacrer tous les jours deux heures trente à l'apprentissage formel et explicite du français (vocabulaire, grammaire, syntaxe) et une heure quinze minutes à l'apprentissage formel et explicite du calcul et des mathématiques. C'est irréalisable.

En outre, il faut donc ajouter trente minutes d'aide personnalisée à des moments où les enfants en difficulté ne peuvent pas se réaliser comme élèves, même s'ils font preuve de la meilleure volonté du monde et même si leurs maîtres sont les meilleurs pédagogues du monde. Il faut également ajouter la durée des devoirs à la maison et les autres contraintes temporelles pendant les temps scolaires, familiaux et sociaux. Je mets au défi le Ministre de l'Education Nationale (et le Président de la République) de démontrer qu'une telle organisation du temps journalier et une telle pression intellectuelle et relationnelle, stressante, anxiogène et angoissante, se traduisent par une amélioration des performances des enfants dans l'apprentissage des “fondamentaux”. Et, ce qui est plus grave, dans l'acquisition et la maîtrise du sens et de la signification de ce qui est apparemment appris, y compris chez les bons élèves. Une telle pression intellectuelle et relationnelle a la plus forte probabilité de générer ou renforcer l'insécurité affective, les peurs, blocages et/ou inhibitions, le désintérêt, la démotivation ou le “désamour” de l'école, et encore la perte de confiance en soi et dans autrui, la quasi-impossibilité de nourrir l'estime de soi. Le Ministre et la hiérarchie de l'Education Nationale ont institué un système qui s'apparente à une forme inédite de maltraitance.

Il est étonnant que, dans la lettre du 8 février 2009 qu'elle a adressée à Erwan REDON, Madame l'inspectrice Catherine PONSIN-COSTA lui conseille de lire “Le discours de la méthode de DESCARTES” et “Le contrat social de ROUSSEAU”. Faut-il conseiller à Madame l'inspectrice la lecture de l'excellent ouvrage du neurobiologiste américain Antonio DAMASIO “L'erreur de DESCARTES” dans lequel ce spécialiste mondialement reconnu relativise les processus cognitifs et explique pourquoi la rationalité affichée du cartésianisme ne peut pas rendre compte à lui seul, ou pas du tout, du fonctionnement du cerveau et des conduites humaines. Eh oui, les émotions, l'univers émotionnel et l'affectivité des personnes jouent évidemment et également un rôle dans la construction et la fonctionnalité des processus cognitifs, des apprentissages et des constructions intellectuelles. Par ailleurs, faut-il lui rappeler ou apprendre que Jean-Jacques ROUSSEAU avait abandonné ou laissé abandonner ses enfants aux Enfants-Trouvés ? Autrement dit, est-ce que Jean-Jacques ROUSSEAU est réellement la meilleure référence morale et philosophique pour un professeur des écoles, en l'occurrence Erwan REDON, dont la pédagogie est essentiellement fondée sur l'écoute, le dialogue, le respect des choix et de la parole de l'enfant, la liberté d'expression et l'humanisme, quelle que soit l'excellence de l'oeuvre de “l'écrivain-philosophe- théoricien” ?

Le Ministre et la hiérarchie de l'Education Nationale ont commis une faute humaine et professionnelle en sanctionnant les Professeurs des écoles qui n'ont pas voulu se rendre complices de la nouvelle forme de maltraitance des enfants-élèves que constitue l'ensemble des mesures qu'ils ont imposées, et en particulier en punissant Erwan REDON lourdement et de façon disproportionnée.

En effet, dans un projet intitulé “ateliers éducatifs du midi (14 mars 2009) tout à fait rationnel (merci René DESCARTES) et bien argumenté, il a demandé, dans le cadre de l'aide personnalisée, à organiser pendant “la pause méridienne” des situations qui permettent aux enfants accueillis à la cantine (et aux autres) de vivre un temps personnalisé qui les prépare à mieux se réaliser comme élèves au cours de l'après-midi. Il écrit en effet que “la philosophie de ce temps, est de permettre aux enfants les activités de détente, de repos, de calme, éducatives, artistiques, créatives…par un aménagement structurel le permettant.»(1). Erwan REDON a parfaitement raison. En effet, il apparaît ainsi soucieux de gommer les conséquences négatives d'un temps méridien qui se caractérise tous les jours, et de façon universelle, par une dépression de la vigilance corticale (globalement la vigilance du cerveau) ... et, à la cantine, par une ambiance bruyante, des impossibilités de communiquer et de dialoguer, des bousculade, des conflits stressants, des frustrations ... et donc forcément par une fatigabilité augmentée, par des déficits dans la réceptivité, la disponibilité et l'attention sélective. Par sa décision intelligente et responsable, Erwan REDON n'a pas voulu être complice de la nouvelle forme de maltraitance constituée par la mise en oeuvre de situations d'apprentissage personnalisées à l'un moments les plus défavorables pour apprendre les fondamentaux.

Mieux que quiconque, Erwan REDON et les professeurs des écoles qualifiés de “désobéisseurs” savent que, pendant le temps postprandial, le début de la matinée qui précède l'entrée en classe et le temps après la classe, les enfants en difficulté sont encore plus en difficulté qu'aux autres moments. La plupart sont alors plus fatigués et fatigables que les autres. On observe qu'ils sont de plus en plus stressés, de plus en plus “déconnectés” par rapport aux messages du maître, de moins en moins vigilants, réceptifs, disponibles et attentifs et de moins en moins motivés à mesure qu'ils avancent dans la journée. Dans les écoles des secteurs dits socialement sensibles, beaucoup sont épuisés et/ou enfermés dans leurs peurs, échecs, blocages et inhibitions, dans leur anxiété, leurs angoisses ... surtout lorsqu'ils se projettent dans le retour à la maison alors que leur milieu familial est lui-même en souffrance. Même s'il est variable, un nombre d'enfants-élèves non négligeable le sont déjà au début de l'après-midi ou même, pour les plus fragiles, vulnérables et démunis, dès la fin de la matinée comme le montre l'observation des enfants accueillis dans les écoles de ZEP. Seuls les enfants qui vivent au quotidien dans la sécurité affective, sans déficits de sommeil et sans comportements “perturbés” et/ou “perturbateurs”, peuvent être suffisamment vigilants, attentifs, réceptifs, disponibles et motivés tout au long de la journée scolaire pour capter et traiter les messages du maître, et ainsi se réaliser pleinement comme élèves. Et encore, pas tous les jours selon les fluctuations de leurs équilibres physiologiques, émotionnels, affectifs, sociaux et cognitifs. Tous ont envie de changer de « planète » à 16h.30. La très grande majorité des enseignants … également.

Le refus d'Erwan REDON et de ses collègues “désobéisseurs » d'enfermer pendant le temps méridien, avant la classe ou après la classe les élèves en difficulté dans des situations d'apprentissage formel qui vont aggraver leurs difficultés, est une prise de responsabilité humaniste et civique qui les honore. Elle montre la voie pour que les enfants en difficulté ne soient pas encore plus épuisés, démotivés ... et finalement, au fil des jours, psychologiquement et intellectuellement détruits par la journée la plus longue du monde (six heures de temps contraint auxquelles il faut ajouter la durée des devoirs à la maison ... interdits par une dizaine de circulaires du Ministère de l'Education Nationale et, désormais, la demi-heure d'aide personnalisée).

Les dégâts résultant de l'aide personnalisée nécessairement “enfermée” dans l'apprentissage des “fondamentaux”, viennent s'ajouter aux dégâts générés par l'accroissement de la pression intellectuelle et relationnelle avec le poids augmenté au quotidien de la fréquence et de la durée des apprentissages dits fondamentaux, dans le cadre combiné d'une semaine ramenée arbitrairement à quatre jours (il faut faire en quatre jours ce qui était fait en quatre jours et demi) et de nouveaux programmes imbéciles. Il n'y a plus de temps de décompression et de respiration au cours de la journée alors qu'il est indispensable pour que tous les enfants, surtout ceux qui sont en difficulté, puissent récupérer au moins un peu de leurs fatigues psychologiques et intellectuelles, et restaurer peu ou prou leurs capacités d'attention, de concentration intellectuelle et de traitement de l'information.

Il n'y a plus assez de temps pour que les enfants puissent jouer, libérer leurs émotions, leurs sensibilités, capacités et intelligences cachées, ainsi que la richesse de leur imaginaire, pourtant évidentes lorsqu'il s'engagent dans les arts plastiques, le chant choral, la narration, la découverte de la nature, les particularités de la vie végétale et animale, l'histoire captivante de nos ancêtres et du monde, les modes de vie dans les différentes cultures humaines, le théâtre, « la main à la pâte » ... Les enfants apprennent aussi bien le français, ou mieux, au cours de ces temps de diversification et de découverte que dans les situations d'apprentissage formel et explicite de la langue. Bien évidemment, tous les enseignants le savent. Les professeurs des écoles ont donc raison de proposer l'un ou l'autre de ces champs de découverte, de plaisir et de motivation au cours de la demi-heure d'aide personnalisée, alors que leurs élèves sont «intellectuellement plus que saturés”

C'est ce que propose Erwan REDON non seulement pendant la “pause méridienne”, mais également pendant les temps de classe “ordinaire” de 08h.30 à 11h.30 et de 13h.30 à 16h.30. Mais, de toute évidence, Monsieur ou Madame O. HOFFALT, la personne qui a rédigé “le compte-rendu de visite à la classe de Mr Erwan REDON le vendredi 15 décembre 2006 (1), ne peut pas, ne sait pas ou ne veut pas entendre que les savoirs et connaissances de tout ordre qui façonnent le fonctionnement du cerveau et organisent l'intelligence peuvent être acquis, maîtrisés et consolidés au moyen de démarches, situations, méthodes et techniques différentes de celles qui nourrissent le dogme des apprentissages en situation d'apprentissage formel et explicite. Et souvent plus efficacement et beaucoup mieux, surtout chez les enfants dits en échec scolaire, en tout cas ceux qui ont des difficultés à comprendre et apprendre.

Il y a “trente six” façons d'apprendre et un nombre infini de situations qui permettent aux élèves de comprendre et d'apprendre, notamment lorsque la parole et les différents modes d'expression sont libérés. C'est ce qu'on observe clairement et plus généralement dans les classes dites FREINET, plus généralement celles qui pratiquent les «pédagogies actives » dont se réclame Erwan REDON, en particulier celles des secteurs urbains dits socialement sensibles. Motivé et responsable, soucieux de la réussite scolaire et de la socialisation des enfants, Erwan REDON appelle logiquement à une “réflexion nationale” qui englobe les parents et les différents responsables du système éducatif. De toute évidence , Madame ou Monsieur O. HOFFALT ignore ce que peuvent apporter les « pédagogies actives » dans le façonnement des savoirs, connaissances et apprentissages des élèves de tout âge. Elle (ou il) “exécute” sans vergogne Erwan REDON sans avoir pris la peine de réfléchir à ce que peuvent recouvrir et signifier ses façons d'être, de faire et de penser.

Est-on en train d'instruire un nouveau procès de Célestin FREINET ? L'Education Nationale a-t-elle décidé d'avoir dans son collimateur les maîtres qui pratiquent l'une ou l'autre des « pédagogies actives », ou s'en inspirent, et de les mettre au pas ? Il est choquant que, dans son rapport (1), Madame ou Monsieur O. HOFFALT tourne en dérision le travail de coloriage proposé par Erwan REDON en le renvoyant à la technique du clair-obscur de REMBRANDT. Peut-on reprocher à ce professeur des écoles de ne pas prendre le grand maître comme référence ? Faut-il que les seules finalités et missions de l'école soient les apprentissages des fondamentaux, encore les apprentissages des fondamentaux et toujours les apprentissages des fondamentaux pendant la majeure partie du temps scolaire ? Décidément, le projet du Ministre et de sa hiérarchie apparaît comme une volonté délibérée de formater les enfants-élèves afin de dégager ou préserver une élite à laquelle ils appartiennent. Où est l'école de la République ?

EN CONCLUSION, en imposant sans concertation la semaine de quatre jours, l'augmentation délirante du poids des “fondamentaux” et le soutien “imposé” aux enfants en difficulté avant la classe, après la classe ou pendant la « pause méridienne », le Ministre et la hiérarchie de l'Education Nationale déshumanisent l'école, créent les conditions d'une aggravation des inégalités et injustices sociales, en conduisant un nombre croissant d'enfants à s'enkyster dans “le désamour” pour l'école et son rejet, et ainsi plus ou moins progressivement dans la marginalité sociale et la violence. Ce “système” aberrant stigmatise les familles qui cumulent les difficultés personnelles, morales, familiales, sociales et culturelles.

C'est une honte pour notre pays ... en principe l'un des berceaux des Droits de l'Homme. Les étrangers que je rencontre ne comprennent pas ce “système” incohérent et délirant. On n'aurait pas agi autrement si on avait voulu pérenniser une école à plusieurs vitesses dans laquelle les plus fragiles, vulnérables et démunis ne peuvent même pas passer la première vitesse, et s'engager avec confiance dans le désir de comprendre et d'apprendre, faute de pouvoir enclencher les vitesses supérieures qui permettent d'accéder aux niveaux les plus élevés des savoirs et des connaissances. C'est ce que Erwan REDON a parfaitement compris.

Aucun pays au monde n'a institué une journée scolaire aussi pénalisante pour les enfants en difficulté dans le cadre d'une semaine qui n'en est pas une : deux jours scolaires (lundi et mardi), un jour non scolaire (mercredi : peut-on encore le justifier par la catéchèse, prévue le jeudi il y a trente ans ?), deux jours scolaires (jeudi et vendredi), et deux jours de week-end. Dans ce cadre, tout le monde sait que le lundi est un jour très perturbé et perturbant (beaucoup d'enfants sont somnolents, en tout cas non vigilants et/ou agités). Quelle illusion et/ou quel manque d'honnêteté de penser qu'une demi-heure supplémentaire d'aide personnalisée avant la classe, pendant la « pause méridienne » ou après la classe le lundi (et aussi les autres jours), puisse faciliter la maîtrise du français, du calcul et des mathématiques en situation d'apprentissage formel. Tous les enseignants savent que c'est une mission impossible. Les enseignants qui pratiquent une « pédagogie active » comme Erwan REDON ont parfaitement compris l'intérêt des plages de liberté dans leur mission d'éducateur et de pédagogue, en particulier le lundi, jour de rupture dans les rythmes des enfants, des parents et des enseignants.

Le tribunal incontournable de Histoire retiendra que le Ministre de l'Education Nationale (Monsieur Xavier DARCOS), ses conseillers patachons et idéologues, et sa hiérarchie vassalisée ont institué un système de maltraitance, de stigmatisation, de culpabilité et d'exclusion implicite qui déshonore notre pays et notre nation. Il n'y a jamais eu autant d'Inspecteurs d'Académie révoqués qu'en 2008-2009 alors que leur “'faute” a été d'entendre et d'essayer de comprendre la décision et le désarroi des enseignants, notamment ceux que l'on dit « désobéisseurs ». Les informations qui “remontent du terrain” montrent toutes qu'il n'y a jamais eu autant d'enfants épuisés et déboussolés, et aussi d'enseignants exténués, stressés, démoralisés et culpabilisés par les échecs persistants des élèves les plus fragiles, vulnérables et démunis. C'est ce que les directeurs de l'éducation des villes (l'ANDEV) ont confirmé au cours de la journée qu'ils ont organisée à REIMS le 18 juin 2009. Les lettres que les professeurs des écoles déboussolés adressent à leurs édiles, souvent le ou la maire, sont pathétiques et souvent bouleversantes. La porte est béante pour une consommation accrue de somnifères, calmants, psychotropes ... par les enfants, par leurs parents inquiets ou désespérés et par leurs maîtres... qui perdent confiance dans leurs compétences. Faut-il préciser que les Français sont déjà les plus grands consommateurs de ces molécules !

Il faut donc remercier les enseignants “désobéisseurs” comme Erwan REDON qui refusent la fatalité de l'échec scolaire et réfléchissent à une école refondée sur une nouvelle organisation des relations, des temps et des espaces pendant le temps scolaire mais aussi en dehors des temps familiaux et scolaires. Il faudrait les récompenser et non pas les punir.

J'espère que le “tribunal-conseil de discipline” qui va juger Erwan REDON saura se ressaisir, reconnaître ses erreurs de jugement et retrouver un peu de dignité. De toute évidence, le Ministre et la hiérarchie de l'Education Nationale ont voulu faire un exemple pour mettre au pas les professeurs des écoles dont la seule faute a été et reste de réfléchir, et de ne pas être les complices de décisions et mesures politiques qui marginalisent un peu plus les enfants en difficulté ... et leur famille, tout en désespérant les maîtres.

Hubert MONTAGNER 

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30 juin 2009

Délit de sale gueule !

Contrôle de Police 1
Vidéo envoyée par Mediapart

Pour la première fois en France, une enquête rigoureuse démontre que la police pratique des contrôles sur «profilage racial». Plus de 500 contrôles d'identité ont été observés, à Paris, dans cette étude menée par des chercheurs du CNRS. La conclusion de ce travail monumental, conduit pendant des mois et sur cinq sites parisiens, fait date: il y est établi que ces pratiques policières sont fondées principalement sur la couleur de la peau – et non pas sur le comportement des intéressés, comme l'impose le droit.

L'enquête et les vidéos avec ses auteurs sur Mediapart


Une enquête statistique alarmante : un Arabe est sept à huit fois plus contrôlé qu'un Blanc par la police française. Pour un Noir, c'est six fois plus probable.

En France, où les statistiques ethniques continuent de faire débat, aucune étude ne se basait jusque-là sur des chiffres précis associés aux dénominations « Arabe », « Blanc » ou « Noir ». Seules des enquêtes déclaratives existaient, sur le sentiment de discrimination.

Cette fois, les deux universitaires entendaient comparer le traitement policier envers les Arabes ou les Noirs et celui envers les 37 000 personnes qui se trouvaient alentour. En particulier lorsqu'ils sont jeunes, puisque les deux auteurs, Fabien Jobard et René Lévy, relèvent aussi l'influence du look des interpellés. Au point de faire le rapprochement avec les émeutes de 2005 et de parler de sentiment de « harcèlement » chez les jeunes contrôlés.

Ces chiffres, publiés ce mardi 30 juin, sont édifiants. Mais ils se doublent d'un autre enjeu : celui de l'inefficacité de ces mœurs policières. Alors que la Préfecture de Paris a manifesté son « intérêt » pour l'enquête, on sait que le contrôle au faciès non seulement discrimine mais qu'en plus, il ne marche pas.

Article à lire sur RUE89

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29 juin 2009

L'Inspection Académique de Haute-Garonne transformée en tribunal militaire ?

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Soutien à Alain Refalo et appel au bon sens

Alain Refalo, professeur d'école « désobéisseur », est convoqué le 9 juillet, c'est-à-dire pendant les vacances, à l'Inspection Académique de Haute-Garonne, pour comparaître devant un conseil de discipline, avec les motifs ci-après :

- Refus d'obéissance

- Manquement au devoir de réserve

- Incitation à la désobéissance collective

- Attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education Nationale

Apparemment, il ne sera pas emmené manu militari de son lieu de vacances au lieu de comparution, il pourra s'y rendre sans escorte ni menottes, mais la seule lecture des motifs (1) fait froid dans le dos et évoque naturellement l'image d'un tribunal militaire. L'Education Nationale se confondrait-elle avec l'Armée ?

Cette mesure est choquante bien des égards et le nouveau ministre s'honorerait en rappelant à ses cadres que l'Education Nationale est le lieu privilégié de l'intelligence, de l'ouverture d'esprit, de la pensée divergente, de la démocratie et de son apprentissage, de la liberté pédagogique inscrite dans la loi.

Cette convocation est d'autant plus choquante que :

· Alors qu'il a effectué l'intégralité de son service devant les élèves, Alain Refalo a déjà été sanctionné cette année de 14 jours de retraits de salaire et d'un refus de promotion au grand choix cette année pour avoir mis en place un atelier théâtre sur le temps de l'aide personnalisée avec l'accord des parents d'élèves.

· Le nombre d'enseignants désobéisseurs qui n'appliquent pas le modèle unique supposé de l'administration sans le dire et donc sans être sanctionné est considérable. D'une part, parce que dans certains lieux et niveaux, l'organisation de l'aide personnalisée n'a pas de sens sauf à vouloir stigmatiser à tout prix des enfants dans le seul but de justifier les instructions ou les ordres. D'autre part, parce que le choix des pratiques pédagogiques relève de la responsabilité des enseignants : on peut concevoir que le soutien puisse se faire plus efficacement dans des groupes hétérogènes. Il est important de noter que dans beaucoup de classes, le soutien individualisé se réduit à des doses supplémentaires de bled et d'opérations sans que les enseignants ne soient inquiétés

· Jamais dans l'histoire contemporaine de l'école (depuis la seconde guerre mondiale), de telles pratiques n'ont été observées. Lorsque le ministère a lancé le tiers temps pédagogique qui constituait à l'époque, en 1969/70, une véritable réforme de l'école, personne n'a jamais pensé sanctionner ceux qui ne l'appliquaient pas, ne faisaient pas l'éducation physique ou les activités d'éveil, continuaient à faire des leçons de choses et du b-a ba, consacraient 90% du temps scolaire au français et aux maths et une grande partie de ce temps à des exercices d'application, d'entraînement, de mémorisation et de contrôle. Pas une seule sanction. Lorsque le ministère a mis en place une nouvelle loi d'orientation, celle de 1989, qui instituait le projet d'école, les cycles, des programmes en termes de compétences et plus en termes de sommaires de manuels, le livret scolaire, aucun enseignant n'a été sanctionné. Personne ne l'avait envisagé. Le nombre de désobéisseurs a pourtant été considérable, même chez des cadres conservateurs qui prônaient la superposition des pratiques nouvelles (le livret scolaire), pour la forme, aux pratiques anciennes (notes, compositions, classements). Même ceux qui affichaient leur désaccord ou leur scepticisme n'ont pas été rappelés à l'ordre. On savait que l'autoritarisme est complètement contreproductif en matière d'éducation.

On peut légitimement s'interroger sur la position du ministre sur ces pratiques autoritaristes nouvelles. Si elles étaient généralisées, imposées, il est probable que la prochaine étape de la militarisation de l'éducation concernerait logiquement le niveau supérieur, les inspecteurs, dont la rémunération serait amputée selon le pourcentage des écoles de leur circonscription qui n'auraient pas appliqué la pensée et les modèles uniques, qui ne seraient pas investis dans l'organisation de bonnes évaluations, qui n'auraient pas renseigné la base élèves, etc. Ainsi ceux-là même qui poursuivent aujourd'hui, parfois avec un zèle curieux, les enseignants pratiquant une autre pédagogie, seraient alors poursuivis et sanctionnés, en attendant que les inspecteurs d'académie eux-mêmes soient limogés au vu de résultats insuffisants.

Il serait temps que le ministère se prononce sur ces dérives autoritaristes du système, reprenne le dialogue et la réflexion sur la pédagogie et sur les politiques éducatives globales qui permettent de concevoir le soutien dans de meilleures conditions (2) sans stigmatiser les élèves, rappelle que l'Education Nationale n'est ni l'Armée, ni la Police, qu'elle est un lieu d'épanouissement, d'émancipation, de liberté, si possible de bonheur pour les maîtres et les élèves, que ses cadres ne sont pas des adjudants de service ou des contremaîtres, mais des accompagnateurs des efforts de ses acteurs pour améliorer la réussite scolaire et construire une école pour notre temps.

Il serait temps que le ministère s'interroge et engage une vraie concertation sur les conditions d'une réelle mobilisation de ses personnels en faisant le pari de l'intelligence collective et de la confiance.

(1) Les syndicats qui existent encore à l'Education Nationale, ne sont-ils pas concernés par les notions de refus d'obéissance et d'incitation à la désobéissance collective ? Où sont les limites entre obéissance, servilité et désobéissance, entre réflexion, droit de penser et de s'exprimer, et incitation ???

(2) L'aide personnalisée organisée le matin avant la classe, pendant la pause méridienne, le soir, allongeant la journée scolaire sans tenir compte de l'intérêt des enfants, le plus souvent dans le bruit et l'agitation, est une aberration. Telle qu'elle est faite, elle tombera en désuétude, dans la passivité générale, en quelques années. Mais elle aura permis de donner bonne conscience aux décideurs, d'obtenir de bons sondages d'opinion … de justifier le passage à la semaine de 4 jours et les grandes économies qu'il permet de réaliser. Un autre objectif apparent de cette mesure est de focaliser les regards sur le soutien considérant que c'est une mesure déterminante…et de jeter un voile sur les pratiques pédagogiques en temps scolaire normal, sur la pédagogie en général… dont plus personne ne parle.

Pierre FRACKOWIAK, Inspecteur honoraire de l'Education Nationale, à lire sur le blog  Résistance pédagogique

A lire aussi "Après la pression, les sanctions contre les profs désobéisseurs" sur RUE89

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27 juin 2009

Festival Choukar 2009 (Poitiers)

Festival Choukar 2009 (Poitiers)
Vidéo envoyée par CHOUKAR-86

Un Regard sensible sur la différence. Festival de danse, cirque, théâtre et musique permettant d'appréhender le handicap de manière poétique et sensible.

Cette manifestation, unique dans la région, nous plonge au cœur du débat sur l’intégration et l’égalité des chances.
L’intégration des personnes en difficultés ou en situation de handicap passe par une meilleure considération de celles-ci par la société, et la pratique artistique y contribue indéniablement.

Conduire des élèves de différents milieux scolaires et des adultes de divers domaines professionnels (artistes, enseignants, éducateurs) à porter un regard nouveau sur les personnes en difficulté ou en situation de handicap…
Leur donner la chance de se rencontrer autour de l’Art qui ne stigmatise pas la différence et permet de véritables échanges humains… Telle est, depuis neuf ans, l’ambition du festival Choukar.

Le festival est avant tout un moment de fête et d’échange, autour des pratiques artistiques d’expression corporelle. Cette manifestation accueille enfants, adolescents, artistes professionnels et amateurs, éducateurs et enseignants. Il propose une programmation éclectique autour de la danse, du cirque, du théâtre. Sur scène et dans les tribunes se côtoient des acteurs et spectateurs handicapés ou non, provenant d’établissements spécialisés et scolaires.

Site web : Festival Choukar

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21 juin 2009

Chamboultou

 

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20 juin 2009

Sarkozy, roi du tout-à-l'égoût

sarkozy_louis_XV«Fantasme», a assuré la ministre de l'intérieur en réagissant lundi soir à l'article de Mediapart; le départ du préfet du Var n'a rien à voir avec le tout-à-l'égout de la famille de Carla Bruni, selon Michèle Alliot-Marie. En août 2008, Nicolas Sarkozy s'était toutefois invité à une AG des copropriétaires du cap Nègre (au Lavandou) pour appuyer la position de sa belle-famille, les Bruni-Tedeschi, lesquels possèdent une splendide résidence dans cette commune. Requis par le président pour s'occuper de cette affaire du plus haut intérêt, le préfet du Var avait soutenu mordicus l'intervention des Bruni-Sarkozy. Mais, un an plus tard, ce dossier de tout-à-l'égout n'est toujours pas réglé. Et le préfet en question, Jacques Laisné, vient d'être muté par un décret signé Nicolas Sarkozy. Sans autre raison apparente et sans nouvelle affectation...

Sur Mediapart

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17 juin 2009

HADOPI : maître Eolas renvoie Guaino à ses études !

sarkozyvichyouistreham1ef2C'est du grand, c'est du lourd !
Que LE conseiller spécial du président dise autant d'âneries* en deux minutes, c'est certes très inquiétant mais qu'un internaute de la stature de maître Eolas soit là pour le renvoyer à ses chères études, c'est du pur bonheur !

Tout ceci à propos d'un commentaire dudit Guaino sur la décision du Conseil Constitutionnel sur la loi HADOPI lors d'une émission sur Europe 1. 

* Ce genre d'âneries débitées au kilomètre par les politiques que les journalistes laissent passer sans tiquer ou même faire mine de relever !

IL faut donc s'empresser de lire Eolas sur son blog qui non seulement pointe les conneries de Guaino mais lui donne également une belle leçon de droit et de compétence.

Article à déguster ici : journal d'un avocat

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14 juin 2009

Chambourcy, oh oui !

dessin_cabu_300_pixDans une lettre manuscrite envoyée à l'automne 2006 au parquet de Versailles, la femme du député UMP et maire de Chambourcy (Yvelines), Pierre Morange, s'accuse d'avoir profité pendant près de quatre ans d'un emploi fictif à l'Assemblée nationale comme attachée parlementaire de son époux alors qu'elle occupait, à la même période, un poste d'infirmière dans une clinique chrirugicale. Accusation réitérée à Mediapart. Mais l'avocat du parlementaire souligne que l'enquête préliminaire, menée dans la plus grande discrétion par la police judiciaire, s'est récemment achevée par un non-lieu. Le député Morange a été l'auteur d'une sortie remarquée il y a un mois à la tribune de l'Assemblée nationale en dénonçant :

"La fraude aux finances publiques [qui] constitue, sous ses différentes formes, une atteinte intolérable à notre pacte social.  Nos concitoyens, qui s’émeuvent à juste titre des montants qu’elle représente, attendent que nous menions une lutte déterminée contre tous les comportements frauduleux et les pratiques abusives.  Qui, à l’heure où notre pays connaît des déficits publics importants, n’a jamais éprouvé un sentiment d’injustice, voire de colère, en voyant des individus ou de véritables réseaux profiter de notre système fiscal et social pour s’enrichir illégalement au détriment non seulement de la collectivité publique, mais aussi de l’ensemble des citoyens "

Sur Mediapart

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