Le guetteur mélancolique

Et toi mon coeur pourquoi bats-tu ? / Comme un guetteur mélancolique / J'observe la nuit et la mort / Guillaume Apollinaire

27 février 2009

La rencontre d’Elías Contreras et de la Magdalena

C’est Elías Contreras, « commission d’enquête de l’EZLN », qui parle :

mex« Parfois c’est comme que si Dieu aussi se trompe. L’autre jour, je faisais un tour du côté du monument de la Révolution, autrement dit j’inspectais le terrain. Histoire de savoir par où se barrer, au cas où que les choses se mettraient à chauffer, ou au cas où, c’est selon. Bien, alors, j’étais dans les parages et j’avais passé un bon bout de temps dans un parc qui s’appelle San Fernando, qui est juste à côté d’un cimetière. Je me suis attardé devant la statue de mon général Vicente Guerrero, celle où il y a gravé dans la pierre la devise de l’EZLN, “Vivre pour la patrie ou mourir pour la liberté !”

« Et alors, il s’est fait tard et la nuit était déjà tombée. Et alors, je suis parti à pied par cette rue qui s’appelle Puente de Alvarado. Et là, la justice m’a demandé de m’arrêter. Autrement dit, la police. Et alors, ils me demandent qui je suis, qu’est-ce que je fais à marcher là, que je déballe tout ce que j’ai et plein d’autres choses que je n’ai pas bien comprises parce qu’ils causent très bizarre ces policiers. Et alors, ils voulaient m’embarquer dans leur fourgon, mais voilà qu’une jeune femme arrive avec une jupe à ras du panier et un chemisier, autrement dit qu’elle était très déshabillée avec le froid qu’il faisait. Et alors la jeune femme leur a dit quelques mots aux policiers et ils m’ont laissé partir. Et alors la jeune femme s’est approchée et s’est mise à me parler et elle m’a dit qu’elle s’appelait Magdalena. Et alors elle m’a demandé d’où j’étais parce que je causais très bizarre. Et alors moi, comme j’ai vu que c’était quelqu’un de bien parce qu’elle m’avait débarrassé des policiers, je lui ai dit que je venais du Chiapas. Et alors elle, elle m’a demandé si j’étais zapatiste. Et alors moi, je lui ai répondu que je ne savais pas ce que c’était les zapatistes. Et alors elle, elle m’a dit que c’était évident que j’étais zapatiste parce que les zapatistes ne se baladent pas en disant qu’ils sont zapatistes. Et alors elle m’a dit qu’elle n’était pas “Elle”, mais “Lui”. Et alors, comme je ne comprenais pas bien de quoi elle voulait parler, elle a soulevé sa jupe et j’ai pu voir son “vous-voyez-ce-que-je veux-dire” qui faisait une bosse dans son slip. Et alors moi, je lui ai demandé comment ça se faisait qu’elle était un Lui et qu’il s’habillait comme une Elle. Et alors elle, ou lui, elle m’a répondu qu’elle était femme mais qu’elle avait un corps d’homme. Et alors, elle m’a invité chez elle, pour cause qu’il n’y avait pas de clients, elle a dit. Et alors, chez elle, dans son appartement, elle m’a tout raconté et elle m’a dit qu’elle, autrement dit lui, voulait faire des économies pour se faire opérer son corps d’homme et avoir un corps de femme et que c’était pour ça qu’elle racolait. Et alors moi, je n’ai pas bien bien compris ce que ça voulait dire qu’elle “racolait” et elle m’a expliqué. Et alors, elle s’est endormie, ou endormi, c’est selon. Et alors moi, je me suis installé confortablement dans un coin avec ma couverture et une couette que la Magdalena m’a prêtée. Mais je n’ai pas dormi parce que je n’arrêtais pas de penser que parfois Dieu aussi se trompe, parce que qu’il a mis la Magdalena, qui est une femme, dans un corps d’homme.

« Et alors, le lendemain, on a pris le café tard parce que la Magdalena ne s’était pas levée. Et alors moi, je lui ai parlé de la lutte zapatiste et de comment les communautés sont organisées dans la résistance et elle était très contente d’écouter tout ça. Et alors je ne lui ai pas dit que j’étais de “commission d’enquête” et elle ne m’a pas demandé ce que j’étais venu faire dans le monstre, autrement dit à la Ville de Mexico. Et alors moi, j’ai trouvé que c’était une bonne compañera, ou un bon compañero, c’est selon, parce qu’elle était discrète, ou discret, c’est selon, et qu’elle ne demandait pas ce que j’étais venu faire. Et alors elle m’a dit que si j’en avais besoin je pouvais rester chez elle le temps qu’il faudrait. Et alors je l’ai remerciée et après je suis parti et je lui ai acheté un bouquet de roses rouges et je lui ai donné et je lui ai dit que quand on gagnerait la guerre on ferait un hôpital pour réparer tout ce que Dieu avait mal fait. Et alors elle s’est mise à pleurer, parce qu’on ne lui avait jamais donné de fleurs je crois. Et alors elle est restée un bon moment à pleurer et après, elle est partie racoler. Et alors moi, je suis reparti à la recherche du Mal et du Méchant. »

Et voi-là.

Sous-commandant insurgé Marcos.
Mexique, le 4 janvier 2009.

D'autres contes (plutôt tordants) à lire sur CSPCL

 

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24 février 2009

Chronique de la mort du loup

JBOudry_loupetlagneau_7ff75Ces temps derniers ont été marqués par un grand nombre d’évènements : les rivières étaient gelées, et même les ports de mer, le charbon ne pouvait plus arriver, Jean Paulhan a été élu à l’Académie Française, et plusieurs loups, selon la presse, se sont promenés dans des villages de la Haute-Saône. On a même espéré qu’ils mangeraient des enfants, qu’ils feraient toutes sortes de choses, bref que ce serait très intéressant. Car il n’est rien de plus passionnant que le loup. Il fournit l’homme de fables et de descentes de lit. Que resterait-il de La Fontaine sans cet animal plein de rage ? Qui aurait mangé l’agneau ? Qui ferait peur aux bergères ? Malheureusement, selon la science, il paraît que ce n’était pas vrai ; que le loup ne s’était pas promené dans la Haute-Saône ; que le directeur du muséum a déclaré qu’il n’y a plus de loup ; du moins en France, plus de loup français ; tout ce qui est français disparaît petit à petit. Même le loup. Il n’y aurait plus de loup. On a été bien ennuyé. D’autant que dans le dictionnaire on en trouve encore de très beaux. Il assure que le loup français naît le plus souvent à Angoulême ; ou tout au moins dans la région. On ne sait pas où il vote, où il achète son pain, mais on sait qu’il vient d’Angoulême. Ce qui fait voir qu’il est bien français. […] 

Aussi Vigny admirait-il le loup. Il le donnait en exemple à l’homme. Le loup disait-il, « souffre et meurt sans parler », et l’homme, à son avis, devrait en faire autant. Il ne réfléchissait pas que c’est bien plus difficile (et pourtant il arrive que l’homme le fasse aussi ; surtout s’il passe sous un train très rapide ; comme le Train Bleu, ou l’express de Nice ; ou s’il tombe dans une cuve pleine de fonte en fusion) ; au lieu que le loup ne saurait rien dire même quand il meurt ou quand il souffre. On n’a jamais vu de loup qui parle. Ce n’est pas au loup que l’on doit l’Oraison funèbre de Turenne, ni le Discours de la méthode, qui est le plus savant discours du monde, ni les monologues de Pierre Dac. Tandis que l’homme a eu Bossuet, Jaurès, Mirabeau, Massillon. Le loup peut souffrir sans parler, mais l’homme peut parler sans souffrance. Rendons à chacun ce qui lui est dû.

Même dans Saki, il n’y a pas de loup qui parle. Et pourtant il adore les loups ; comme Vigny, comme tout le monde, comme les enfants normaux. Dans Saki les enfants normaux sont ravis quand le loup mange la petite fille modèle, avec toutes ses médailles de sagesse, d’obéissance et de ponctualité. Il la mange sans rien dire et elle meurt sans parler. Comme dans Vigny. Au lieu que ses chats sont extrêmement bavards ; ils disent du mal de tous les invités ; en plein salon ; et peut-être même à l’office ; il y en a un nommé Tobermory, qu’il faut retenir de cancaner avec les bonnes.

En un mot, il n’y a plus d’enfants, il n’y a plus de chats, il n’y a plus de loups, plus de charbon, et plus de pittoresque. Il n’y a plus rien.

Et c’est ainsi qu’Allah est grand.

Alexandre Vialatte    La Montagne, 12 février 1963

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23 février 2009

Recherche scientifique : Sarko vs Obama...

... la comparaison n'est pas flatteuse pour notre Naboléon... tant sur le fond que sur la forme : un Obama offensif et remotivant, un Sarko défensif et cherchant à diviser la communauté scientifique... une argumentation sérieuse et un discours d'une grande tenue pour l'un, un pauvre niveau de langue, des effets de manche et des clins d'œil pathétiques pour l'autre...

L'auteur du montage tient à rester anonyme parce qu'il est "postdoc à la recherche d'un poste" et pas "tout à fait sûr que cela pourrait aider à [sa] carrière". "Comme la plupart des chercheurs, j'avais été choqué par le ton de Nicolas Sarkozy. La grande majorité d'entre nous acceptons l'idée de réforme, mais plutôt que de proposer un plan rassembleur, Nicolas Sarkozy a décidé de jouer sur les oppositions. [...] Lorsque je suis tombé sur le discours d'Obama du 20 décembre, j'ai vu ce qu'un dirigeant doit proposer. Un ton rassembleur, inclusif, qui propose une certaine implication du gouvernement pour utiliser la science comme fer de lance dans l'économie."

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22 février 2009

Sarko, le président proche des Français

Le 19 février dernier, près de 700 gendarmes et policiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité de la visite de Nicolas Sarkozy à Daumeray, un village de 1.600 habitants au nord d'Angers, a-t-on appris auprès de la préfecture et de la gendarmerie du Maine-et-Loire.

Un mois après le déplacement du président de la République à Saint-Lo, émaillé de manifestations et suivi par une mutation du préfet et du directeur de la sécurité publique de la Manche, des moyens exceptionnels avaient été mis en oeuvre pour éviter tout incident.

En première ligne, le groupement départemental de gendarmerie chargé de sécuriser le trajet présidentiel, les accès au village et à l'exploitation agricole visitée par le président, a réuni tous ses effectifs disponibles, soit 230 hommes dont plusieurs réservistes.

Il a été appuyé par quatre escadrons de gendarmes mobiles (venus de Pontivy, Châteauroux, Le Havre et Vannes) et par un escadron de CRS qui a été affecté à la surveillance de l'aérodrome d'Angers-Marcé où a atterri et décollé Nicolas Sarkozy, soit au total près de 400 personnes.

Des hommes du Raid, du GIPN, une quinzaine de fonctionnaires de police en civil et un hélicoptère de surveillance ont aussi participé aux opérations, sans compter le GSPR (Groupe de Sécurité du Président de la République), selon les mêmes sources.

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Avant de lancer la vidéo, allez dans le menu et cliquez sur Sous-titres fr

Vidéo envoyée par BenSiesta

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20 février 2009

Ecole recrute directeur pour rééduquer instits désobéissants

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Inspection académique Isère

Division des ressources humaines                                               Grenoble, le 5 février
Bureau des affectations

Appel de candidatures

Direction de l'école primaire Les Moines
Saint Quentin Fallavier

Présentation de l'école :
L'école les Moines est une école primaire de 6 classes, implantée dans un quartier populaire. L'école est classée en REP.
La collaboration avec la commune est de bonne qualité. La moitié de l'équipe est installée depuis longtemps. Ces personnes ont une approche militante de l'école qui les conduit à prendre des positions de refus par rapport à certaines demandes institutionnelles (Base élèves, évaluations nationales).

Missions
Rétablir une loyauté institutionnelle dans cette école, tant dans les rapports avec l'administration qu'avec l'équipe pédagogique.
Centrer l'action de l'école sur les priorités nationales.

Compétences demandées
- Avoir le sens du service public et faire preuve de loyauté à son encontre.
- Faire preuve de capacités à prendre des responsabilités.
- Avoir la volonté de s’impliquer dans tous les aspects de la fonction.
- Avoir de solides compétences pédagogiques
- Démontrer des capacités à communiquer.
- Démontre des capacités à convaincre un interlocuteur.

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Traduction : l'Éducation Nationale recherche désespérément un directeur d'école pour mettre au pas des enseignants  frondeurs !

Le document authentique  (pdf) est disponible  ici : Dirlesmoines

A l'appel des maîtres des écoles primaires, une pétition est à signer en cliquant sur le lien : Darcos démission

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17 février 2009

Ah, s'il pouvait fermer sa gueule !

cassetoipovNicolas Sarkozy fera une "déclaration" mercredi soir 18 février à la télévision, a indiqué une source proche de l'Elysée. Probablement enregistrée à l'avance, elle sera retransmise au journal télévisé de 20 heures.

Les T-shirt, besaces, badges et autres mug sont à vendre sur RUE89, cliquez sur l'image.

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16 février 2009

Bill Gates, les fenêtres, les souris et les pigeons !

Une vidéo rigolote pour mieux comprendre l'histoire de l'informatique et les perspectives du logiciel libre face au monopole de Big Billou.

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15 février 2009

Alain Souchon, fiché comme "arnacho-autonome"

_pouvantailRapport de la section anti-terroriste

J’ai l’honneur de vous rendre compte des investigations diligentées en exécution des réquisitions citées en référence et ayant permis d’identifier et de démanteler une structure clandestine anarcho-autonome basée sur le territoire national et se livrant à des opérations de déstabilisation de l’Etat par des chansons à textes violents. Ce groupe, constitué autour de son leader charismatique et idéologue, le nommé Souchon Alain, est constitué de millions d’individus potentiels : une armée de ménagères que l’on pourrait d’« invisibles », car non identifiées dans leur ensemble dans les fichiers de police. Le groupe obéit à une doctrine philosophico-insurrectionnaliste qui, ayant fait le constat que la société actuelle est « dérisoire » (tel qu’il est mentionné au sein du pamphlet musical intitulé foule sentimentale), a décidé d’user des moyens nécessaires pour que « du ciel dévale un désir qui nous emballe », c’est-à-dire provoquer la chute de l’Etat.

Les faits.

— L’examen de la boîte à gants d’une voiture sise au lieu dit le « Goutailloux » où réside le nommé Coupat Julien, leader incontesté de la mouvance autonome de l’ultra-gauche, permettait la découverte d’une cassette du nommé Souchon Alain. La cassette était dans la boîte à gants de la voiture, à côté de plusieurs textes et musiques anarchistes et libertaires. Le titre de cette chanson était écrit au bic rouge : la cassette semble de toute évidence être une copie illégalement téléchargée, sur un support archaïque corroborant la thèse d’individus vivant en marge de la société et refusant ses progrès technologiques tels que cd, mp3, téléphones portables, etc.

— Le nommé Souchon Alain, auteur de ladite chanson, aurait en outre été aperçu à bord d’une voiture Audi en Seine-et-Marne, non loin du réseau d’une voie ferrée, cible potentielle de la mouvance anarcho-autonome. Ce fait nous a conduit à procéder à des recherches sur et à proximité de cette voie, recherches n’ayant amené à la découverte d’aucun engin explosif. Cependant, l’analyse complète des écrits semble corroborer les suspicions portées à l’encontre du nommé Souchon Alain, qu’il semble utile d’incarcérer à titre préventif pour procéder à un interrogatoire. Il est par ailleurs envisagé de procéder à une analyse des fichiers de magasins de vente de disques et de sites de téléchargements afin de déterminer la liste exhaustive des acheteurs de ce pamphlet musical.

L’enquête textuelle.

  Ah la la la vie en rose / Le rose qu’on nous propose
Immédiatement un rapprochement était opéré entre les écrits du nommé Comité Invisible et les phrases précédentes. Le rose étant de toute évidence les années socialistes (François Mitterrand). Le cri « ah là là » traduit la pensée de la mouvance ultra-gauche radicale : la déception engendrée par le socialisme et les partis de gauche traditionnels. On voit là l’émergence d’une frange radicale pour qui la gauche « rose » n’a plus rien à « proposer », et est définitivement liée au libéralisme, ce que le nommé Souchon Alain exprime ainsi :
D’avoir les quantités d’choses / Qui donnent envie d’autre chose
Aïeaïeaïe, on nous fait croire Que le bonheur c’est d’avoir
D’en avoir plein nos armoires Dérisions de nous dérisoires...
[...] Il se dégage De ces cartons d’emballage
Des gens lavés, hors d’usage
Et tristes et sans aucun avantage

Le thème fédérateur de la haine de la société de consommation, du capitalisme et de ses appareils, est récurrent. On a ici la théorisation d’un rejet qui se traduit de manière concrète par des actions concertées à l’encontre des symboles du capital (banques, agences d’interim, sociétés commerciales internationales...)
Qui est le « on » évoqué par le texte ? L’Etat semble visé, le gouvernement, peut-être une personne individuelle, le texte mentionnant à deux reprises : « Il faut voir comme on nous parle (deux fois) ». Faits corroborrés, plus loin dans le texte, par deux phrases grammaticalement incorrectes : « On nous Claudia Schiffer / On nous Paul-Loup Sulitzer ». Il a été découvert que le nommé Sulitzer Paul-Loup a été conseiller de Raymond Barre, et apparaît dans un cliché datant de 1973 en compagnie de l’actuel Président de la République. Des recherches complémentaires effectuées auprès de diverses sociétés permettaient de confirmer que la nommée Bruni-Sarkozy Carla avait défilé en compagnie de la nommée Schiffer Claudia évoquée par le texte. L’hypothèse d’une attaque visant des personnes semble pouvoir donc être confirmé, et doivent engager à la plus grande prudence dans ce contexte de renouveau de la mouvance anarcho-autonome animée par le désir d’un renversement de l’Etat et la mise en place de « désirs » autres.
Du ciel dévale / Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles / Un mieux, un rêve, un cheval

Le dénommé Souchon Alain semble accréditer la doctrine de « blocage des flux » chère aux saboteurs de la SNCF. Il apparaît ainsi l’équivalence « Cheval » = refus du rail et autres moyens de transports modernes = attaque des voies de communication afin de déstabiliser la société. Cette société passéiste à venir étant présentée comme un « mieux », un « rêve », un avènement proche « pour demain ».
Toutes ces assertions concordantes, doublées de la menace « faut pas déconner » (deuxième strophe), semblent signifier un passage à l’acte imminent, et doivent inciter à la plus grande prudence, ainsi qu’à un renforcement des contrôles policiers sur l’ensemble du territoire.

Rapport imaginé et publié par l’excellente revue Le Tigre.

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Saint Valentin (La Chanson du Dimanche - Bonus Intersaison)

Saint Valentin (La Chanson du Dimanche - Bonus Intersaison)
Vidéo envoyée par lachansondudimanche

Une petite chanson d'amour pour tous les amoureux entre deux saisons. http://blog.lachansondudimanche.com http://www.lachansondudimanche.com

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