01 novembre 2009
Les caves se rebiffent !
Après le complot
"politico-médiatique" visant à déstabiliser le président dénoncé à
grands cris par Frédéric Lefebvre et consorts, les remontrances
incessantes de la Cour des comptes sur l'utilisation grotesque des
deniers de l'Etat, voici que Sarko -plus seul que jamais - trouve
maintenant les détracteurs dans son propre camp (tous ex Premier ministre ) qui viennent le
chatouiller sur les sujets sensibles du moment : suppression de la taxe professionnelle,
débat sur l'identité nationale, expulsions des sans-papiers. En vérité je vous le dis, il ne doit pas faire bon au château
en ce moment à essuyer les légendaires colères du Naboléon !
L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ainsi que 23 autres sénateurs UMP annoncent qu'ils «ne voteront pas en l'état» la réforme de la taxe professionnelle présentée par le gouvernement.
Tout en se déclarant «partisan de la suppression de la taxe professionnelle», Edouard Balladur pointe, une erreur de tempo. «On ne peut pas faire une véritable réforme fiscale avant de savoir quelles sont les compétences de chacun des niveaux de collectivités territoriales, département, commune, région». «Il faut savoir qui doit dépenser quoi avant de savoir comment on le finance», sermonne-t-il.
Balladur a critiqué avec plus de virulence l’expulsion par la France de trois Afghans vers leur pays, «une décision qu’il aurait mieux valu ne pas prendre». «J’ai du mal à comprendre que l’on renvoie en Afghanistan, qui est un pays en guerre, trois Afghans qui risquent de ne pas y trouver la paix, même si on dit qu’on les renvoie dans des zones protégées», tance-t-il.
De son côté, Alain Juppé s’interroge ouvertement sur la nécessité de relancer un débat sur l’identité nationale. Citant l’écrivain-philosophe, Ernest Renan, qui écrivait notamment que «l’essence d’une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun, et aussi que tous aient oublié bien des choses. Aucun citoyen français ne sait s’il est burgonde, alain, wisigoth», l’ancien Premier ministre estime que «tout est dit». Et reste donc perplexe sur l’initiative du ministre de l’Immigration, Eric Besson: «à quoi bon relancer un débat?»
Mercredi, en sortant de Matignon où il venait de rencontrer François Fillon pour une réunion de travail sur le grand emprunt, le maire de Bordeaux ne s’est d’ailleurs pas attardé devant les journalistes qui l’interrogeaient sur ce qui semble être une prise de distance par rapport au souhait de Sarkozy.
Tout en affirmant que «tous les débats sont utiles», il a cependant relevé que, pour lui, «il n’y a pas de question de principe» et «que la nation c’est le vouloir-vivre ensemble».
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