indignés« Nous sommes de toutes les races, tous les sexes, toutes les croyances. Nous sommes la majorité. Nous sommes les 99 %. Et nous ne voulons plus être silencieux. »

a monte", lit-on sur la pancarte. Et c'est vrai : "place de la Liberté", comme ils nomment le square qu'ils squattent à deux pas de la Bourse new-yorkaise, les "indignés" américains du mouvement Occupons Wall Street étaient environ 1 500, dimanche 2 octobre, soit trois fois plus que les jours précédents. Beaucoup grâce au maire, Michael Blommberg, qui avait envoyé ses forces de police, la veille, arrêter les 600 à 700 militants partis traverser le pont de Brooklyn, situé non loin de là.

Le soir même, les premières images faisaient le tour du Net. D'un coup, l'intérêt médiatique était monté de plusieurs crans. Fox News, la chaîne de télévision conservatrice, éructait contre cette "bande de fainéants".

« Notre nation, notre espèce et notre monde sont en crise. Les Etats-Unis ont un rôle important à jouer pour trouver une solution mais nous ne pouvons plus nous permettre de laisser la cupidité du capitalisme et des politiques corrompus définir la politique de notre pays. »

Aujourd'hui, le mouvement prend incontestablement de l'ampleur. Il revendique une présence de groupes d'"occupation" des quartiers d'affaires dans plus de 100 villes, dont les plus grandes : de Houston à Chicago, de Philadelphie à San Francisco. A Boston, les "indignés" campent face au bâtiment de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine).

A New York, ils se retrouvent en assemblée générale deux fois par jour. Des commissions ont été instaurées, sur les finances, les relations avec le mouvement dans les autres cités. Une infirmerie d'urgence a été créée. Deux sites Internet centralisent la multitude des initiatives (voir en dessous) et des blogs relaient les activités du mouvement. Twitter est leur organe de connexion. Ils se sont dotés d'un journal de 4 pages : The Occupied Wall Street Journal...

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