edwigeConséquence "inattendue" des bris de vitrines à Poitiers le week-end dernier, deux nouveaux fichiers de police voient le jour par décret...

Un décret dominical, et deux nouvelles bases de données policières voient le jour. Près d'un an et demi après la polémique Edwige, le ministère de l'Intérieur a annoncé dimanche matin la création de deux fichiers de traitement automatisé de données :

Créés en réaction aux violences du week-end dernier à Poitiers, ces deux fichiers viennent remplacer l'ancien fichier des renseignements généraux, disparu en 2008 et auquel devait succéder Edvige, retiré après un tollé des associations de défense des droits de l'homme et de l'opposition.

Les deux nouvelles bases ne listeront donc pas de personnalités publiques, et ne feront aucune référence aux orientations sexuelles, aux opinions, à la santé ou aux origines ethniques.

Mais le premier fichier, « ciblé sur les bandes, les hooligans et les groupuscules » selon le ministère, est « plus critiquable et dangereux, dans la mesure où il s'agit de fichage préalable ». Il relève que les mineurs à partir de 13 ans sont toujours concernés, même si les données les concernant seront effacées trois ans après le dernier évènement.

Le fichier contiendra aussi des données sur les « activités publiques, comportement et déplacements » des personnes et, « par dérogation », des données sur « l'origine géographique » et les « activités politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales ».

A lire sur RUE89