mondeOn dit : si les médias ne titrent pas favorablement sur Nicolas Sarkozy, il les appelle et les gourmande au téléphone (leur explose la tronche). Et il a le bras long avec les actionnaires des journaux,  les industriels qui bénéficient de commandes publiques. Bref… La consigne est donc que, chaque fois que Sarkozy ouvre le journal, il y ait un bon titre pour lui. "Pourquoi il monte… " alors qu'il descend. ou "Sarkozy creuse l"écart"… trou d'air, stress de Royal… Mais dans le gras et le maigre des articles… c'est plus ambigu. En tout cas, tout le monde est largué aujourd'hui et les journaux craignent de ne pas être … du côté du manche. C'est là l'important. On joue gros...

C’est quand même bizarre. Dans l’éventail des médias, ces 2 journaux semblent aujourd’hui avoir changé de camp. La raison de leur existence était d’équilibrer la tendance naturelle d'accaparement des médias par le monde financier.
Le Monde constate souvent la force de Sarkozy et la peine de Royal. L’air est entendu. On donne le cap dans le titre et puis on tempère dans l’article ou dans un encadré (technique du Parisien)… L’affichage d’Alain Minc pour Nicolas Sarkozy est déontologiquement inacceptable. Veut-on finir de décrédibiliser ce journal ? Collaborer avec la droite ou mourir ? Si ce journal pose l’alternative en ces termes, eh bien, c’est la mort qui surviendra. Un journal doit être fait par des journalistes, non par des financiers. Voilà. C’est comme ça.
Pour Libération, son histoire impliquerait qu’il soutienne la candidature Royal et un peu ou plus la gauche de la gauche. Les lecteurs s’y attendent comme on s’attend que le Figaro soutienne Nicolas Sarkozy et le Nouvel Obs, Royal. Personne ne trouverait à y redire. Mais là, la nouvelle ligne éditoriale semble, alors que l’on apprend que Nicolas Sarkozy aurait engueulé l’actionnaire principal Rothschild en lui parlant de "son journal de merde", enfoncer un clou en annonçant toujours dans ses éditoriaux et souvent dans sa titraille, des difficultés qui se transforment en problèmes pour Royal, cela ne va jamais très bien, ça patine. Tandis que Sarko et Bayrou passent les difficultés. Car ils sont malins… Tu parles, Charles ! Tout le monde est à toute vapeur dans la boue, avec des millions de difficultés partout, des coup de grizous, de bambous, de jarnac, du père François et bas, en dessous de la ceinture. Des rivalités, etc…
Pour les sondages qui sont des manipulations, (l’erreur étant de 3 points), ces deux médias font semblant de les croire, les prennent comme argent comptant souvent, en disant plus loin que ce n’est pas fiable. S’il y a une montée de Sarkozy (et Bayrou), il s’agit d’un signe dans l’opinion. Lorsqu’ils baissent, ce doit être un problème de sondage. On constate aussi que sur les sites respectifs, la titraille est moins droitière. Comme si le lectorat sur internet était un peu plus marqué à gauche.
Et seul le Canard Enchaîné lève des lièvres.
Alors, il y a 5 ans, on se disait à gauche qu’il était impossible de ne plus avoir dans le paysage Le Monde et Libé. Aujourd’hui, on peut en venir à l’idée que leur disparition n’est plus inéluctable. À cause du contenant, et aussi du contenu. Il faudrait commencer à repenser à des médias de référence en France. Idem pour Radio France.

Deux extraits d'articles à lire sur le site RENTRE CHEZ TOI !