greenspanAlan Greenspan, l'ex grand prêtre du Marché, le sorcier vaudou de la Finance internationale, le dieu vivant de Jean-Marc Sylvestre dont les oracles étaient attendus avec autant d'impatience que d'effroi par les traders du monde entier revient, penaud, faire son acte de contrition et admet qu'il a eu tort de faire confiance au marché pour réguler le système financier sans un contrôle supplémentaire du gouvernement.

"J'ai fait une erreur en comptant sur l'intérêt privé des organisations, principalement des banquiers, pour protéger leurs actionnaires."

"Ceux d'entre nous qui comptaient sur l'intérêt des établissements de crédit pour protéger les actionnaires (en particulier moi-même) sont dans un état de choc et d'incrédulité".

"La crise a pris une dimension beaucoup plus grande que ce que j'avais imaginé".

"J'ai trouvé une faille dans l'idéologie capitaliste. Je ne sais pas à quel point elle est significative ou durable, mais cela m'a plongé dans un grand désarroi."

"La raison pour laquelle j'ai été choqué, c'est que l'idéologie du libre marché a fonctionné pendant 40 ans, et même exceptionnellement bien".

"J'ai eu en partie tort en n'essayant pas de réguler le marché des Credit Default Swaps"

"Le modèle de gestion des risques tenait depuis des décennies. Mais l'ensemble de cet édifice intellectuel s'est effondré l'été dernier."

Eh ben mon vieux, il ne manque pas d'air le pépère ! Et il espère s'en tirer avec deux Pater et trois Ave ?  C'est bien Sarko qui proposait de punir les responsables ? Eh bien voilà une occasion toute trouvée ! Chiche ?

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